vendredi 9 janvier 2015

L'avis du Monde Editorial sur Mauvaises graines

//
vous lisez...
CRITIQUES DE LIVRESLIVRES, AUTEURS, EDITEURS

Mauvaises Graines, de Michèle Rosaux

Mauvaises grainesTitre : Mauvaises graines
Genre : Littérature générale
Auteurs : Michèle Rosaux
Date de parution : 12 décembre 2014
Nombre de pages : 150 pages
Editions : Reines-Beaux
Nombre de tomes : -

L’histoire, par l’éditeur :


« Derrière les murs et les grilles d’un orphelinat, il est des secrets bien gardés, des pratiques douteuses, des expériences douloureuses qu’on ne souhaite partager avec personne. « L’empitié » n’y est pas la bienvenue. Surtout lorsqu’elle émane de Louis, le petit nouveau et qu’elle s’adresse à moi, Johnny Yankee, l’éternel rebelle, l’insoumis, la mauvaise graine. Ce n’est pas après quinze ans de lutte acharnée pour susciter crainte et respect que je vais me laisser attendrir par ce freluquet ! Même s’il a du miel au fond des yeux, si son visage est auréolé de boucles de soleil et si un seul de ses sourires met mon cœur à genoux. »

Ma critique :

Je remercie l’auteur de ce livre, Michèle Rosaux, pour m’avoir fait découvrir cette histoire bouleversante. A première vue, la couverture ne paye pas de mine, mais à la lecture du synopsis, on ne peut s’empêcher de penser : « mais que se passe-t-il dans cet orphelinat ? ». Un roman poignant qui me retourne encore.

Une histoire bouleversante

C’est la première fois que je lis un tel livre ; poignant, touchant et dur à la fois. L’histoire m’a réellement touchée, mais le récit est tellement éprouvant que je ne saurais dire si je ressors de ma lecture en ayant aimé ou pas le roman. C’est une impression vraiment étrange.
Ce roman est le récit d’un jeune adolescent abandonné à sa naissance qui se retrouve dans un orphelinat. Sauf que cet endroit est loin d’être idyllique ; maltraitance, esclavage, pédophilie…l’auteur ne nous épargne pas. Ecrire l’histoire d’un enfant abandonné est déjà très difficile (comme à lire d’ailleurs), mais le fait de rajouter ces conditions de vie si horribles…ça m’a remuée. Je félicite l’auteur pour ce récit ; les mots qu’elle a réussi à trouver et transmettre au lecteur pour dépeindre une réalité qui a existé.

Une palette de personnages attendrissants

Notre héros et narrateur se prénomme Johnny ; le personnage est touchant et on n’a aucun mal à s’imaginer le flot d’émotions qui le submerge. C’est un adolescent fort, qui se veut être rebelle. A l’orphelinat, c’est chacun pour soi, jusqu’au jour où un nouveau garçon, Louis, arrive. A partir de cet instant, Johnny va se sentir envahir par un instinct protecteur ; il veut préserver Louis et ses camarades des agressions sexuelles. La solidarité, le soutien vont alors se mettre en place. De plus, de nouveaux sentiments qu’il ne se connaissait pas vont s’abattre sur lui : l’âge rebelle, mais aussi celui de la découverte de l’amour, les hormones en ébullition…L’auteur a mis un point d’honneur à nous parler d’amour. L’Amour, le vrai, celui qui dure toute une vie, celui qui ne s’éteint jamais.
Autour de Johnny, des personnages attachants m’ont également émue. L’amitié est une autre valeur forte qui ressort dans ce roman. Atterrir dans cet orphelinat a été une fatalité, mais les liens qui se sont créés entre adolescents et certains autres personnages rendent le récit vrai et puissant.

Un style personnel

L’auteur réussit parfaitement à nous immerger dans ce monde chaotique (car c’est en effet le mot). J’ai beaucoup aimé son style d’écriture et le tempo donné à l’histoire. Les mots, d’une manière générale, sont appropriés et justes

Pour conclure…

Un roman qui nous émeut autant qu’il nous gifle tant l’histoire est puissante, triste, douloureuse. Une lecture fluide même si elle est parfois ponctuée de mots et d’expressions inappropriés selon moi. Le livre traite de sujets cruels qui ne convient pas forcément à tout le mondemais un roman que je recommande toutefois de part sa qualité. 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire