jeudi 20 février 2014

Bonjour, amis lecteurs. Certains d'entre vous m'ont fait part de leur tristesse, voire de leur déception face à mon dernier roman car il ne se termine pas en happy end. J'aimerais juste tenter d'expliquer cet engouement au happy end et donner mon avis. L'introduction massive de la happy end rétrécit l'univers de la tragédie au sein de l'imaginaire contemporain. Elle rompt avec une tradition millénaire, issue de la tragédie grecque. Elle implique un attachement intensifié au héros. Le lien sentimental et personnel qui se noue entre le lecteur et héros est tel que le lecteur ne supporte plus que son alter ego puisse échouer ou souffrir. Au contraire, il en attend le succès, la réussite, la preuve que le bonheur est possible. Ainsi, paradoxalement, c'est dans la mesure où l'histoire se rapproche de la vie réelle qu'elle s'achève sur la vision la plus irréelle, la plus mythique : la satisfaction des désirs, le bonheur éternisé. A méditer ^^

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